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mercredi 8 mai 2019

Pourquoi j'existe ?

Vaste question. Question que les enfants m'ont posée hier après-midi alors que nous entamions la première des cinq séances planifiées d'ici mi-juin. Malgré ma préparation et mon leitmotiv "s'attendre à l'inattendu", ils ont réussi à me prendre au dépourvu. A peine les présentations faites qu'ils ont exprimé tour à tour une ribambelle de questionnements sur la vie, la mort, le monde, les émotions et bien d'autres encore. Ils étaient passionnés, ouverts à discuter de tout. Et surtout avides de réponses.

Et c'est alors que cette question "pourquoi j'existe" a fait écho en moi. En sortant de cette séance, encore un peu déboussolée par cette avalanche de pensées, je me suis mise à sourire. J'ai regardé le ciel bleu et je me suis dis : "oui, je suis à ma place". J'étais dans un accueil extrême de cette sensation. 

Tout n'est pas d'une telle évidence. Les ateliers se suivent mais ne se ressemblent jamais. La semaine dernière, je questionnais mes propres aptitudes après avoir effectué deux ateliers beaucoup plus timides. Chaque instant est un apprentissage. Je n'avais plus beaucoup d'énergie mais je suis restée focalisée sur mes sensations et cette certitude que j'avance sur un chemin qui me passionne. Je n'ai pas toujours les réponses, mais j'ai confiance dans le fait qu'elles apparaitront en temps voulu. 

J'existe pour apprendre, pour évoluer, pour écouter la voix (emplie de sagesse) des enfants, pour partager avec les adultes des moments (présents) emplis de bienveillance, d'ouverture et de joie. J'existe pour me re-connaître et laisser transparaître qui je suis. Et comme dirait ma soeur, je suis aujourd'hui "love love, cui-cui les petits oiseaux"...
Qui sait, cela donnera peut-être l'envie à d'autres de suivre leur propre chemin d'ouverture. A soi, aux autres, à l'humanité et au bien-être de tous (planète y compris).

... Et comme j'évolue, la réponse à cette question évolue et évoluera encore et encore... 

dimanche 7 avril 2019

Danser la liberté


J'ai récemment réalisé que la liberté était à portée de main, derrière un voile ténu créé par mon propre esprit. Nous nous faisons de grand discours sur la liberté, sans nous rendre compte que nous sommes nous-même nos meilleurs geôliers. Nous nous empêchons de faire les choses qui nous font du bien, qui nous donnent de la joie, par peur ... du jugement des autres, du ridicule, et bien d'autres raisons...

Ce début de liberté m'est apparu le weekend dernier alors que j'assistais à une conférence. J'étais absorbée par les mots, les informations que j'entendais. Attentive et concentrée, j'ai commencé à écouter non seulement la présentation mais également mes propres ressentis et émotions qui y faisaient écho. Je me suis fondue dans l'instant présent, sans jugement et ouverte à la découverte de mon monde intérieur. 

C'est alors que la musique s'est mise à retentir dans la salle. Le genre de musique qui vous touche par le son, par les paroles et par ce je ne sais quoi qui va vous chercher dans les tripes. Et alors que l'assemblée écoutait les paroles, mes pieds se sont mis à bouger tous seuls. Comme des êtres animés par une vie propre. Et ce mouvement a gagné mes jambes et petit à petit mon corps tout entier. Je restais assise sur cette chaise, me demandant quoi faire : suivre cet appel à me lever et danser ? Rester là à "souffrir" de ne pas bouger ?

Je n'ai pas pu attendre longtemps. La vie dansait tellement intensément dans mon corps que je me suis levée, comme aspirée par le plafond, et je me suis dirigée vers le fond de la salle. Et je me suis mise à danser, sans aucune pensée, dans une grande joie. Le monde venait de s'évanouir, seuls le mouvement de la danse et la musique importaient. Dans cet instant de grâce, j'ai alors ressenti une intense liberté. La liberté d'être.

lundi 25 mars 2019

Philosophie et perplexité de la vie

Puis-je faire un parallèle entre ma vie et les ateliers de philosophie ? 

C'est cette question qui m'est apparu en cette fin d'après-midi alors que je finissais de préparer mon prochain atelier sur le rêve et la réalité. Les enfants m'ont en effet étonnée, même plutôt ébahie, lorsqu'ils m'ont demandé de philosopher sur des sujets considérés comme "costauds" tels le rêve/la réalité ou la mort alors que nous avions débuté les sessions par réfléchir sur le bonheur. Je me suis donc questionnée moi-même sur le cheminement de la pensée. En travaillant sur chaque thème qu'ils me demandent d'aborder, je suis moi-même confrontée, poussée à me positionner sur ces notions ; à creuser mes propres pensées ; à délier le préjugé, l'opinion commune de mon propre raisonnement. 

J'ai été surprise de constater que la semaine dernière, l'atelier est un peu parti dans tous les sens. Les enfants avaient besoin de s'exprimer. Il y avait profusion de phrases, de discours, de pensées agrémentés d'arguments plus ou moins exprimés. Sur le chemin du retour, j'étais dans un état de dualité : d'une part, très heureuse, rassurée et sereine de confirmer que cette activité me passionnait et que les enfants pouvaient et voulaient parler de tous ces sujets existentiels ; d'autre part dans un petit doute de ma position d'animatrice, dans le questionnement intérieur teinté du jugement tel que "est-ce que je m'y prends bien","est-ce que je représente bien la position", etc.

Il s'en est suivi une semaine complètement surréaliste, chargée d'étonnement perplexe.  Une tempête émotionnelle s'est déclarée, faisant ressurgir du passé des émotions complexes que je ne m'attendais pas à voir là. Comme si quelqu'un avait (enfin) réussi à atteindre le coeur enfoui sous une couche de coton. Alors, y a-t-il un parallèle entre ce qui s'est passé cette semaine et ma dernière séance de philosophie ? De prime abord, on pourrait dire que les deux sont complètement différents. Que vouloir y voir des similitudes c'est une façon de couper les cheveux en quatre. 

Mais je ne peux m'empêcher d'y voir un lien subtil. Un je ne sais quoi qui tient ces deux périodes temporelles en connexion. Une semaine où j'ai revisité mon passé, réouvert des canaux de communication jusque là rouillés, appris le décès d'une amie chère, été "agressée" dans mon intégrité mentale, revu mes valeurs jusque dans mes os pour finalement me réveiller apaisée et plus déterminée que jamais ce matin. En gros, je suis un peu partie dans tous les sens et j'avais besoin de m'exprimer...

jeudi 7 mars 2019

L'amitié ou l'évolution ?

Image by Jarmoluk on Pixabay
Les dernières semaines ont été chargées en émotion et en renouveau : j'ai enfin démarré mes premiers ateliers de réflexion philosophique avec les enfants et les adultes ! Après des jours de préparation, de lecture, de "répétition" avec moi-même, de recherche sur les pensées des philosophes, j'ai sauté dans le grand bain.

Fin février, j'organisais donc 2 ateliers : 1 avec des enfants, 1 avec des adultes. Particularité de ces deux séances : l'utilisation de la même séquence vidéo pour lancer la discussion. J'anticipais déjà une différence de perception mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit si extrême.

Après le visionnage, les enfants m'ont tout de suite parlé de l'amitié entre les personnages, de la beauté de leur relation, des rêves et des jeux qu'ils faisaient ensemble. Pour les adultes, des mots comme don et enfermement, solitude, évolution, noël, joie et égoïsme ont caractérisé la vidéo. J'en étais étonnée et en même temps très intriguée. Les deux questions philosophiques qui en sont ressorties et qui ont animé notre réflexion ont donc été :  
  • Qu'est-ce qu'un ami ? (enfants)
  • Faut-il être égoïste pour évoluer ? (adultes)

Nous avons tous un vécu, des expériences, une manière de voir la vie, des souvenirs et des valeurs qui nous permettent d'être unique. Cela forge notre perception des choses, des événements, des paroles ou des mots lus et échangés. C'est en cela que j'ai adoré faire ces ateliers. Pour découvrir (et faire découvrir) la richesse humaine. Et plus que cela, pour permettre d'échanger grâce à nos différences (point de départ) et d'aller au delà de notre individualité dans l'écoute et la bienveillance (cheminement de la pensée). 

Par exemple, lorsqu'on parlait "d'évolution", nous avons dû rapidement faire une pause dans notre réflexion pour définir cette notion. Evoluer : qu'est-ce que cela voulait dire exactement ? Chaque personne avait en effet sa propre version, sa propre vision de ce que cela signifiait. Nous n'avons pas trouvé de réponses finalisées (après tout, c'est le propre d'une question philosophique), mais nous avons abouti à ouvrir davantage sur la question du destin et du libre-arbitre. 

Avec les enfants, l'émerveillement et la candeur ont fait place à la sagesse primaire. Des pensées extrêmement poussées ont émergé. Certes avec des mots "simples" mais d'une grande pertinence : "il y a plusieurs sortes d'amour" , "on peut aimer quelqu'un sans être son ami" (ce qui rappelle Aristote et les différentes notions d'amitié).

Dans les deux cas, le dialogue nous a enrichis les uns les autres. J'ai hâte de montrer à nouveau cet extrait à un autre groupe d'enfants, d'adultes, car je sais que l'interprétation et les perceptions seront à nouveau étonnantes. 

jeudi 14 février 2019

Semaine 4 - La révolte d'une Bisounours

J'ai entendu récemment et de manière récurrente : "mais arrête d'être une bisounours ! Le monde n'est pas comme tu le vois..." . J'ai également été agressée verbalement par des "Mais, tu es une vrai bisounours toi ! Tu ne comprends rien à ce qu'il se passe...". 

Au début, je ne savais pas comment réagir. J'étais mise au pied du mur de mes propres convictions. J'ai tâtonné, j'ai revu toutes les options possibles : accepter la critique et revoir ma façon de voir les choses ? assumer complètement et tant pis des conséquences ? renier ? cacher ? J'ai pris le temps, j'ai analysé avec mon esprit, j'ai écouté avec mon coeur. Cette question du bisounours atteignait en fait une part très profonde de ma personnalité et de mes valeurs, de ce qu'on pourrait aussi appeler "Qui je suis".

Et alors que je résistais intérieurement, une sourde colère est montée, complètement inattendue : Qu'est-ce qui fait que des personnes "crachent" sur des notions telles que l'amour et la bienveillance ? Comment peut-on en arriver à aborder les personnes qui vivent de ces principes comme si elles étaient folles ? Pourquoi aborder la notion de l'amour de manière si péjorative ? Pourquoi est-ce que certains acceptent plus facilement les personnes qui s'expriment par la violence et qu'ils n'écoutent pas ou se moquent de celles qui véhiculent des messages d'amour ? Pourquoi est-ce parfois si difficile de vivre selon la foi en l'humanité, en l'optimisme d'un (r)éveil et d'une coopération pour le bien de tous ?

J'ai fait fi de ces difficultés, de ces questionnements et j'accepte les conséquences. J'ai décidé d'assumer totalement ma vision Bisounours, n'en déplaise à certains. Le monde est tel que chacun le perçoit, j'ai décidé de le façonner avec la lunette des bisounours : une pincée de lumière, une bonne dose d'amour et beaucoup de bienveillance. Ces trois aspects que l'on ne devrait jamais calomnier ou dénigrer. 

Après tout, je vous mets au défi d'imaginer un monde où tous les Bisounours auraient disparu de la face visible de la société, pour aller se cacher et vivre harmonieusement entre eux ailleurs. Comment serait la vie ? Y seriez vous pleinement satisfaits ? 

Je vous rassure, même si je suis une Bisounours je n'ai pas vocation à vivre recluse ni à être inactive. Je ne changerais pas cette partie de moi alors économisez cette énergie dépensée en jugement ou en tentative pour me convaincre de voir le monde autrement. Le monde aurait bien besoin de cette énorme et magnifique énergie pour évoluer... Ne serait-il pas agréable que ce "nouveau" monde intègre ces valeurs des bisounours ?

A bientôt,
Une bisounours rêveuse 


lundi 28 janvier 2019

Semaine 3 - Se laisser porter par le courant

Ah ! Le 31 janvier approche à grand pas et me voici donc à faire le bilan de ce premier mois de ma nouvelle vie. 2019, je l'ai placé sous le signe des synchronicités, des rencontres, de l'intuition et des surprises. Je découvre une nouvelle liberté, celle de pouvoir choisir mes horaires, mes activités et de suivre le rythme de mes envies et de mes idées. 

Cette fois-ci, j'ai décidé de chouchouter les projets qui me tiennent à coeur. Les imaginer, les visualiser me prend donc plus de temps que de faire les actions nécessaires à leur réalisation. Cette étape de vision, de préparation est primordiale. Car lorsqu'on a un projet, un rêve, un objectif qui nous inspire, la phase de mise en action s'enchaîne automatiquement. Ainsi, le comment apparait et se précise après le pourquoi.

Alors parfois, je passe ma(mes) journée(s) à vagabonder : en randonnée dans la nature, en pause méditation près de ma fenêtre, en lecture, en dansant au rythme de musiques qui m'animent. La phase d'après ne tarde pas à pointer le bout de son nez : l'envie de planifier, de lire mes livres de formation, d'écrire mon projet pédagogique jusqu'au bout de la nuit. Je m'active, efficacement, l'esprit clair. Je retrouve cette joie d'apprendre et de me projeter. Je suis présente réellement à ce que je fais, les idées nettes. Je suis motivée, inspirée, joyeuse et surtout, ce que j'ai appris de mes dernières expériences, je suis à l'écoute de mes pensées et de mon corps. 

J'apprends à apprivoiser ces phases de mes semaines, à me laisser porter par le courant de l'inspiration. Ce n'est pas toujours évident : j'aimerais parfois faire plus, il arrive que je me culpabilise de "prendre mon temps". Et puis, je retrouve le bien-être. Je me remémore les années passées et je réalise avec le recul que les efforts extrêmes prolongés s'étaient montré contre-productif. 

Se laisser porter par le courant ne veut pas dire ne rien faire. Cela veut juste dire écouter les intuitions, suivre les inspirations qu'elles soient de se reposer, de travailler, de danser ou tout simplement de rêvasser. Le plus important, c'est de le faire consciemment et sans jugement. Le résultat est alors fascinant : le monde semble être à l'unisson de ces phases et les portes s'ouvrent comme par magie. 

Je vous souhaite de magnifiques rêves et réalisations.

dimanche 13 janvier 2019

Semaine 2 - Donner de l'importance aux grains de sable ...

... C'est se créer, à force de focalisation, un immense désert. Alors que les regarder avec amusement, avec curiosité, avec douceur aussi parfois, c'est naviguer sur le courant d'air qui les a amenés devant vos yeux car, oui, au bout d'un moment, le vent retombe. Je parle en connaissance de cause, à la lumière des événements de ce début du mois de Janvier. 

Après avoir passé une semaine dans le désert marocain, à avoir caressé ce sable si fin, à avoir dansé au rythme des djembés, à avoir littéralement oublié le temps, je regagnais Antibes et m'engageais, sans le savoir, dans un voyage... inoubliable. J'ai l'habitude de prendre l'avion, d'arpenter les aéroports, d'enchainer les différents contrôles de sécurité et d'immigration, de suivre les chemins d'une porte à une autre. Ce jour-là, le 3 janvier, je me suis retrouvée dans une de ces journées où chaque étape est un test de patience, comme si un petit génie lançait un grain de sable à chaque transition et s'amusait à observer comment le protagoniste allait réagir.

L'aéroport de Marrakech, magnifique édifice, très lumineux, blanc, spacieux. Une fois n'est pas coutume, une remarque désagréable de l'agent au comptoir, un enregistrement sur la borne dont je ne comprends pas vraiment la question (pour rappel, j'ai travaillé 2 ans dans ce domaine-là), un bagage enregistré jusqu'à Nice mais pas de cartes d'embarquement sur la totalité du voyage. En soi, ce n'est pas grave, j'ai déjà eu ce genre de cas. Mais ce petit quelque chose a grippé la machine et le reste est devenu de plus en plus rocambolesque. Au contrôle police, je me vois expliquer que je vais à Nice mais que la suite du voyage sera imprimé à Casablanca. Gros blanc. Je reste tranquille, souriante. Le policier appelle son collègue, qui me laisse passer. Au contrôle de sécurité, même topo. Je reste zen, détachée, j'avance en prenant conscience que "tiens, aujourd'hui, il se passe un truc étrange. Laissons faire en toute sérénité et voyons voir".

Arrivée à Casablanca, je suis arrêtée de nouveau par la police qui ne me laisse pas entrer dans les zones d'embarquement. Je me retrouve alors projetée dans une 4ème dimension, zone de no man's land, glauque, c'est la cohue, le brouhaha. Et je me sens alors, pour la première fois, désemparée, ne sachant que faire. Je me dirige vers un comptoir, mais la personne qui est là n'est pas habilitée à m'imprimer mes cartes supplémentaires. J'attends. A ce moment là, j'ai l'idée de génie de faire mon enregistrement en ligne. Toute heureuse, je repasse la sécurité pour me faire de nouveau arrêter par la police : les cartes en ligne ne sont pas valables. Je dois attendre l'impression d'une version papier. Alors je retourne dans le sas blanc et j'attends de nouveau. Mes yeux et ma tête sont dans un autre monde, je vois flou, je suis fatiguée. Mais je garde le moral, j'ai décidé de garder en mémoire les derniers jours passés dans le sahara. 

Finalement, après deux heures d'attente, un agent arrive tel le messie, me fournit mes cartes, me permet de passer la sécurité. Yes !!! Mes vols suivants sont calmes, je somnole et laisse les grains de sable derrière moi. Arrivée à Nice, sans grande surprise, mon bagage est déclaré manquant. Je le sentais et me suis donc dirigée vers le comptoir avec un grand sourire. Quelques minutes plus tard, heureuse d'en avoir terminée avec ce voyage étrange, je récupère ma voiture sur le parking de l'aéroport. Il est 23h40, ma voiture ne démarre pas. 

J'avoue alors, mon état psychologique passe en mode désespoir. Mais pourquoi ne suis-je pas plus étonnée que cela ? Je rassemble mes dernières ressources, respire un grand coup et appelle un ami. Le soutien psychologique à distance m'aide à retrouver un peu de clarté. J'appelle ensuite le service dépannage de l'aéroport qui, enfin la chance me sourit, est encore là. Il arrive, il redémarre la voiture, je le remercie chaleureusement et peut enfin rentrer chez moi. Il est 00h15, le 3 janvier est enfin derrière moi : j'ai survécu à cette journée intense.

Pourquoi je vous raconte tout cela avec tous ces détails ? Avec le recul, plus d'une semaine plus tard, je me rends compte d'une chose essentielle. Chaque grain de sable aurait pu faire déraper ma journée de manière plus drastique. A chaque moment, mon exaspération aurait pu grandir jusqu'à exploser. Me sentir mal face à des événements que je ne contrôlais pas de toute façon. La seule chose que je pouvais gérer et contrôler, c'était mon état d'esprit. Je suis rentrée chez moi soulagée, heureuse et, une semaine plus tard, je peux en parler en riant. Que ce serait-il passé si j'avais sorti les griffes, si j'avais fait parlé mes nerfs ? Non seulement, je me serais retrouvée dans un désert de solitude et de colère, mais en plus je serais encore aujourd'hui imprégnée de cette énergie désagréable. 

J'ai décidé de laisser couler. Oui parfois j'ai éprouvé du désespoir, de l'incompréhension. Et puis j'ai décidé de rire à chaque grain de sable et de m'amuser (presque) à identifier et anticiper le prochain, sachant que de toute façon cela ne durerait pas.

Je vous souhaite une merveilleuse semaine à laisser "couler" le flot de la vie et regarder les grains de sable disparaître à l'horizon.