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vendredi 4 octobre 2019

Tout en finesse ....

Image par_vane_ de Pixabay
Cela fait longtemps que je n'ai pas écrit d'articles sur ce blog et pourtant mes journées s'enchainent au rythme des découvertes et des apprentissages. J'ai l'impression d'avancer telle une funambule sur un fil tendu vers l'inconnu. Et malgré le fait que le chemin n'est pas complètement tracé, je garde une absolue confiance. Je mets un pas devant l'autre, me focalisant sur le pas d'après, sur ce fil que je vois se tisser doucement devant mes yeux. 

Je m'émerveille des étapes et des paysages qui se dévoilent sur les côtés. Parfois, je prends une pause, ayant besoin d'écouter mes ressentis, mes émotions ou tout simplement car mon corps et mon coeur ont besoin de se ressourcer, de se reposer. J'ai découvert en effet que tout mon être suivait son rythme propre, avec des phases d'intense créativité, suivi de moments plus cocoon. Des envies de sortir et de voir plein de gens avec des instants de solitude nécessaire. 

Avant, j'en avais peu conscience mais je me culpabilisais de ne pas faire telle action, de ne pas être tout le temps à fond, pleine d'énergie. A présent, j'apprends à lâcher prise, je fais preuve d'indulgence envers moi-même et je me rassure. Car m'agiter dans tous les sens lorsque tout mon être me dit de ralentir le rythme est contre-productif. 

Alors j'apprends à accueillir et à aimer ce mouvement qui me rappelle chaque jour que je suis vivante. Et l'effet le plus extraordinaire de cette écoute, c'est que lorsque je passe à l'action, une tâche qui m'aurait prise 1 journée ne me prend finalement que 2 heures pour un résultat au delà de mes espérances. 

Je vous souhaite une merveilleuse journée, semaine, à l'écoute de votre propre rythme intérieur.

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Pixabay
Ah oui, quand même, quelques news de mes "actions" :) - Je n'ai pas écrit ici depuis un moment car mon énergie et mes pensées étaient entièrement tournés vers la création du site dédié à ma nouvelle activité. C'est donc avec une immense joie que je vous partage le fruit de mes journées et parfois soirées de travail d'amusement : https://ophilducoeur.com.

Philosophiquement Votre 



mercredi 8 mai 2019

Pourquoi j'existe ?

Vaste question. Question que les enfants m'ont posée hier après-midi alors que nous entamions la première des cinq séances planifiées d'ici mi-juin. Malgré ma préparation et mon leitmotiv "s'attendre à l'inattendu", ils ont réussi à me prendre au dépourvu. A peine les présentations faites qu'ils ont exprimé tour à tour une ribambelle de questionnements sur la vie, la mort, le monde, les émotions et bien d'autres encore. Ils étaient passionnés, ouverts à discuter de tout. Et surtout avides de réponses.

Et c'est alors que cette question "pourquoi j'existe" a fait écho en moi. En sortant de cette séance, encore un peu déboussolée par cette avalanche de pensées, je me suis mise à sourire. J'ai regardé le ciel bleu et je me suis dis : "oui, je suis à ma place". J'étais dans un accueil extrême de cette sensation. 

Tout n'est pas d'une telle évidence. Les ateliers se suivent mais ne se ressemblent jamais. La semaine dernière, je questionnais mes propres aptitudes après avoir effectué deux ateliers beaucoup plus timides. Chaque instant est un apprentissage. Je n'avais plus beaucoup d'énergie mais je suis restée focalisée sur mes sensations et cette certitude que j'avance sur un chemin qui me passionne. Je n'ai pas toujours les réponses, mais j'ai confiance dans le fait qu'elles apparaitront en temps voulu. 

J'existe pour apprendre, pour évoluer, pour écouter la voix (emplie de sagesse) des enfants, pour partager avec les adultes des moments (présents) emplis de bienveillance, d'ouverture et de joie. J'existe pour me re-connaître et laisser transparaître qui je suis. Et comme dirait ma soeur, je suis aujourd'hui "love love, cui-cui les petits oiseaux"...
Qui sait, cela donnera peut-être l'envie à d'autres de suivre leur propre chemin d'ouverture. A soi, aux autres, à l'humanité et au bien-être de tous (planète y compris).

... Et comme j'évolue, la réponse à cette question évolue et évoluera encore et encore... 

dimanche 7 avril 2019

Danser la liberté


J'ai récemment réalisé que la liberté était à portée de main, derrière un voile ténu créé par mon propre esprit. Nous nous faisons de grand discours sur la liberté, sans nous rendre compte que nous sommes nous-même nos meilleurs geôliers. Nous nous empêchons de faire les choses qui nous font du bien, qui nous donnent de la joie, par peur ... du jugement des autres, du ridicule, et bien d'autres raisons...

Ce début de liberté m'est apparu le weekend dernier alors que j'assistais à une conférence. J'étais absorbée par les mots, les informations que j'entendais. Attentive et concentrée, j'ai commencé à écouter non seulement la présentation mais également mes propres ressentis et émotions qui y faisaient écho. Je me suis fondue dans l'instant présent, sans jugement et ouverte à la découverte de mon monde intérieur. 

C'est alors que la musique s'est mise à retentir dans la salle. Le genre de musique qui vous touche par le son, par les paroles et par ce je ne sais quoi qui va vous chercher dans les tripes. Et alors que l'assemblée écoutait les paroles, mes pieds se sont mis à bouger tous seuls. Comme des êtres animés par une vie propre. Et ce mouvement a gagné mes jambes et petit à petit mon corps tout entier. Je restais assise sur cette chaise, me demandant quoi faire : suivre cet appel à me lever et danser ? Rester là à "souffrir" de ne pas bouger ?

Je n'ai pas pu attendre longtemps. La vie dansait tellement intensément dans mon corps que je me suis levée, comme aspirée par le plafond, et je me suis dirigée vers le fond de la salle. Et je me suis mise à danser, sans aucune pensée, dans une grande joie. Le monde venait de s'évanouir, seuls le mouvement de la danse et la musique importaient. Dans cet instant de grâce, j'ai alors ressenti une intense liberté. La liberté d'être.

lundi 25 mars 2019

Philosophie et perplexité de la vie

Puis-je faire un parallèle entre ma vie et les ateliers de philosophie ? 

C'est cette question qui m'est apparu en cette fin d'après-midi alors que je finissais de préparer mon prochain atelier sur le rêve et la réalité. Les enfants m'ont en effet étonnée, même plutôt ébahie, lorsqu'ils m'ont demandé de philosopher sur des sujets considérés comme "costauds" tels le rêve/la réalité ou la mort alors que nous avions débuté les sessions par réfléchir sur le bonheur. Je me suis donc questionnée moi-même sur le cheminement de la pensée. En travaillant sur chaque thème qu'ils me demandent d'aborder, je suis moi-même confrontée, poussée à me positionner sur ces notions ; à creuser mes propres pensées ; à délier le préjugé, l'opinion commune de mon propre raisonnement. 

J'ai été surprise de constater que la semaine dernière, l'atelier est un peu parti dans tous les sens. Les enfants avaient besoin de s'exprimer. Il y avait profusion de phrases, de discours, de pensées agrémentés d'arguments plus ou moins exprimés. Sur le chemin du retour, j'étais dans un état de dualité : d'une part, très heureuse, rassurée et sereine de confirmer que cette activité me passionnait et que les enfants pouvaient et voulaient parler de tous ces sujets existentiels ; d'autre part dans un petit doute de ma position d'animatrice, dans le questionnement intérieur teinté du jugement tel que "est-ce que je m'y prends bien","est-ce que je représente bien la position", etc.

Il s'en est suivi une semaine complètement surréaliste, chargée d'étonnement perplexe.  Une tempête émotionnelle s'est déclarée, faisant ressurgir du passé des émotions complexes que je ne m'attendais pas à voir là. Comme si quelqu'un avait (enfin) réussi à atteindre le coeur enfoui sous une couche de coton. Alors, y a-t-il un parallèle entre ce qui s'est passé cette semaine et ma dernière séance de philosophie ? De prime abord, on pourrait dire que les deux sont complètement différents. Que vouloir y voir des similitudes c'est une façon de couper les cheveux en quatre. 

Mais je ne peux m'empêcher d'y voir un lien subtil. Un je ne sais quoi qui tient ces deux périodes temporelles en connexion. Une semaine où j'ai revisité mon passé, réouvert des canaux de communication jusque là rouillés, appris le décès d'une amie chère, été "agressée" dans mon intégrité mentale, revu mes valeurs jusque dans mes os pour finalement me réveiller apaisée et plus déterminée que jamais ce matin. En gros, je suis un peu partie dans tous les sens et j'avais besoin de m'exprimer...

jeudi 7 mars 2019

L'amitié ou l'évolution ?

Image by Jarmoluk on Pixabay
Les dernières semaines ont été chargées en émotion et en renouveau : j'ai enfin démarré mes premiers ateliers de réflexion philosophique avec les enfants et les adultes ! Après des jours de préparation, de lecture, de "répétition" avec moi-même, de recherche sur les pensées des philosophes, j'ai sauté dans le grand bain.

Fin février, j'organisais donc 2 ateliers : 1 avec des enfants, 1 avec des adultes. Particularité de ces deux séances : l'utilisation de la même séquence vidéo pour lancer la discussion. J'anticipais déjà une différence de perception mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit si extrême.

Après le visionnage, les enfants m'ont tout de suite parlé de l'amitié entre les personnages, de la beauté de leur relation, des rêves et des jeux qu'ils faisaient ensemble. Pour les adultes, des mots comme don et enfermement, solitude, évolution, noël, joie et égoïsme ont caractérisé la vidéo. J'en étais étonnée et en même temps très intriguée. Les deux questions philosophiques qui en sont ressorties et qui ont animé notre réflexion ont donc été :  
  • Qu'est-ce qu'un ami ? (enfants)
  • Faut-il être égoïste pour évoluer ? (adultes)

Nous avons tous un vécu, des expériences, une manière de voir la vie, des souvenirs et des valeurs qui nous permettent d'être unique. Cela forge notre perception des choses, des événements, des paroles ou des mots lus et échangés. C'est en cela que j'ai adoré faire ces ateliers. Pour découvrir (et faire découvrir) la richesse humaine. Et plus que cela, pour permettre d'échanger grâce à nos différences (point de départ) et d'aller au delà de notre individualité dans l'écoute et la bienveillance (cheminement de la pensée). 

Par exemple, lorsqu'on parlait "d'évolution", nous avons dû rapidement faire une pause dans notre réflexion pour définir cette notion. Evoluer : qu'est-ce que cela voulait dire exactement ? Chaque personne avait en effet sa propre version, sa propre vision de ce que cela signifiait. Nous n'avons pas trouvé de réponses finalisées (après tout, c'est le propre d'une question philosophique), mais nous avons abouti à ouvrir davantage sur la question du destin et du libre-arbitre. 

Avec les enfants, l'émerveillement et la candeur ont fait place à la sagesse primaire. Des pensées extrêmement poussées ont émergé. Certes avec des mots "simples" mais d'une grande pertinence : "il y a plusieurs sortes d'amour" , "on peut aimer quelqu'un sans être son ami" (ce qui rappelle Aristote et les différentes notions d'amitié).

Dans les deux cas, le dialogue nous a enrichis les uns les autres. J'ai hâte de montrer à nouveau cet extrait à un autre groupe d'enfants, d'adultes, car je sais que l'interprétation et les perceptions seront à nouveau étonnantes. 

jeudi 14 février 2019

Semaine 4 - La révolte d'une Bisounours

J'ai entendu récemment et de manière récurrente : "mais arrête d'être une bisounours ! Le monde n'est pas comme tu le vois..." . J'ai également été agressée verbalement par des "Mais, tu es une vrai bisounours toi ! Tu ne comprends rien à ce qu'il se passe...". 

Au début, je ne savais pas comment réagir. J'étais mise au pied du mur de mes propres convictions. J'ai tâtonné, j'ai revu toutes les options possibles : accepter la critique et revoir ma façon de voir les choses ? assumer complètement et tant pis des conséquences ? renier ? cacher ? J'ai pris le temps, j'ai analysé avec mon esprit, j'ai écouté avec mon coeur. Cette question du bisounours atteignait en fait une part très profonde de ma personnalité et de mes valeurs, de ce qu'on pourrait aussi appeler "Qui je suis".

Et alors que je résistais intérieurement, une sourde colère est montée, complètement inattendue : Qu'est-ce qui fait que des personnes "crachent" sur des notions telles que l'amour et la bienveillance ? Comment peut-on en arriver à aborder les personnes qui vivent de ces principes comme si elles étaient folles ? Pourquoi aborder la notion de l'amour de manière si péjorative ? Pourquoi est-ce que certains acceptent plus facilement les personnes qui s'expriment par la violence et qu'ils n'écoutent pas ou se moquent de celles qui véhiculent des messages d'amour ? Pourquoi est-ce parfois si difficile de vivre selon la foi en l'humanité, en l'optimisme d'un (r)éveil et d'une coopération pour le bien de tous ?

J'ai fait fi de ces difficultés, de ces questionnements et j'accepte les conséquences. J'ai décidé d'assumer totalement ma vision Bisounours, n'en déplaise à certains. Le monde est tel que chacun le perçoit, j'ai décidé de le façonner avec la lunette des bisounours : une pincée de lumière, une bonne dose d'amour et beaucoup de bienveillance. Ces trois aspects que l'on ne devrait jamais calomnier ou dénigrer. 

Après tout, je vous mets au défi d'imaginer un monde où tous les Bisounours auraient disparu de la face visible de la société, pour aller se cacher et vivre harmonieusement entre eux ailleurs. Comment serait la vie ? Y seriez vous pleinement satisfaits ? 

Je vous rassure, même si je suis une Bisounours je n'ai pas vocation à vivre recluse ni à être inactive. Je ne changerais pas cette partie de moi alors économisez cette énergie dépensée en jugement ou en tentative pour me convaincre de voir le monde autrement. Le monde aurait bien besoin de cette énorme et magnifique énergie pour évoluer... Ne serait-il pas agréable que ce "nouveau" monde intègre ces valeurs des bisounours ?

A bientôt,
Une bisounours rêveuse 


lundi 28 janvier 2019

Semaine 3 - Se laisser porter par le courant

Ah ! Le 31 janvier approche à grand pas et me voici donc à faire le bilan de ce premier mois de ma nouvelle vie. 2019, je l'ai placé sous le signe des synchronicités, des rencontres, de l'intuition et des surprises. Je découvre une nouvelle liberté, celle de pouvoir choisir mes horaires, mes activités et de suivre le rythme de mes envies et de mes idées. 

Cette fois-ci, j'ai décidé de chouchouter les projets qui me tiennent à coeur. Les imaginer, les visualiser me prend donc plus de temps que de faire les actions nécessaires à leur réalisation. Cette étape de vision, de préparation est primordiale. Car lorsqu'on a un projet, un rêve, un objectif qui nous inspire, la phase de mise en action s'enchaîne automatiquement. Ainsi, le comment apparait et se précise après le pourquoi.

Alors parfois, je passe ma(mes) journée(s) à vagabonder : en randonnée dans la nature, en pause méditation près de ma fenêtre, en lecture, en dansant au rythme de musiques qui m'animent. La phase d'après ne tarde pas à pointer le bout de son nez : l'envie de planifier, de lire mes livres de formation, d'écrire mon projet pédagogique jusqu'au bout de la nuit. Je m'active, efficacement, l'esprit clair. Je retrouve cette joie d'apprendre et de me projeter. Je suis présente réellement à ce que je fais, les idées nettes. Je suis motivée, inspirée, joyeuse et surtout, ce que j'ai appris de mes dernières expériences, je suis à l'écoute de mes pensées et de mon corps. 

J'apprends à apprivoiser ces phases de mes semaines, à me laisser porter par le courant de l'inspiration. Ce n'est pas toujours évident : j'aimerais parfois faire plus, il arrive que je me culpabilise de "prendre mon temps". Et puis, je retrouve le bien-être. Je me remémore les années passées et je réalise avec le recul que les efforts extrêmes prolongés s'étaient montré contre-productif. 

Se laisser porter par le courant ne veut pas dire ne rien faire. Cela veut juste dire écouter les intuitions, suivre les inspirations qu'elles soient de se reposer, de travailler, de danser ou tout simplement de rêvasser. Le plus important, c'est de le faire consciemment et sans jugement. Le résultat est alors fascinant : le monde semble être à l'unisson de ces phases et les portes s'ouvrent comme par magie. 

Je vous souhaite de magnifiques rêves et réalisations.