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lundi 25 mars 2019

Philosophie et perplexité de la vie

Puis-je faire un parallèle entre ma vie et les ateliers de philosophie ? 

C'est cette question qui m'est apparu en cette fin d'après-midi alors que je finissais de préparer mon prochain atelier sur le rêve et la réalité. Les enfants m'ont en effet étonnée, même plutôt ébahie, lorsqu'ils m'ont demandé de philosopher sur des sujets considérés comme "costauds" tels le rêve/la réalité ou la mort alors que nous avions débuté les sessions par réfléchir sur le bonheur. Je me suis donc questionnée moi-même sur le cheminement de la pensée. En travaillant sur chaque thème qu'ils me demandent d'aborder, je suis moi-même confrontée, poussée à me positionner sur ces notions ; à creuser mes propres pensées ; à délier le préjugé, l'opinion commune de mon propre raisonnement. 

J'ai été surprise de constater que la semaine dernière, l'atelier est un peu parti dans tous les sens. Les enfants avaient besoin de s'exprimer. Il y avait profusion de phrases, de discours, de pensées agrémentés d'arguments plus ou moins exprimés. Sur le chemin du retour, j'étais dans un état de dualité : d'une part, très heureuse, rassurée et sereine de confirmer que cette activité me passionnait et que les enfants pouvaient et voulaient parler de tous ces sujets existentiels ; d'autre part dans un petit doute de ma position d'animatrice, dans le questionnement intérieur teinté du jugement tel que "est-ce que je m'y prends bien","est-ce que je représente bien la position", etc.

Il s'en est suivi une semaine complètement surréaliste, chargée d'étonnement perplexe.  Une tempête émotionnelle s'est déclarée, faisant ressurgir du passé des émotions complexes que je ne m'attendais pas à voir là. Comme si quelqu'un avait (enfin) réussi à atteindre le coeur enfoui sous une couche de coton. Alors, y a-t-il un parallèle entre ce qui s'est passé cette semaine et ma dernière séance de philosophie ? De prime abord, on pourrait dire que les deux sont complètement différents. Que vouloir y voir des similitudes c'est une façon de couper les cheveux en quatre. 

Mais je ne peux m'empêcher d'y voir un lien subtil. Un je ne sais quoi qui tient ces deux périodes temporelles en connexion. Une semaine où j'ai revisité mon passé, réouvert des canaux de communication jusque là rouillés, appris le décès d'une amie chère, été "agressée" dans mon intégrité mentale, revu mes valeurs jusque dans mes os pour finalement me réveiller apaisée et plus déterminée que jamais ce matin. En gros, je suis un peu partie dans tous les sens et j'avais besoin de m'exprimer...

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