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lundi 22 mai 2017

J+127 - Ménage de printemps et premier bilan

Nous sommes le 22 mai, je sors de deux jours de présence sur notre stand en tant qu'association lors de notre premier grand événement: les souffleurs d'avenir organisé par la ville de Biot. Le printemps est bien entamé, les bourgeons des arbres ont fait place à des fleurs et même par certains endroits à des débuts de fruits. L'hiver et ses remises en cause font place tout doucement aux chaleurs printanières et bientôt estivales. Depuis mon dernier post, presque 5 mois ont donc défilé et je n'ai pas chaumé: la reprise de salons du livre, la gestion associative avec la réalisation d'événements tous plus formateurs les uns que les autres, les voyages d'affaires pour mon travail. Et en parallèle de tout ça, des moments privilégiés pour me ressourcer, en montagne ou au bord de la mer, en chantant ou en dansant.

Je dois reconnaitre que toute cette activité m'a aussi amenée à des moments de doute et de fatigue. De nature très active, il m'a fallut apprendre à savoir me préserver et me poser de temps en temps. Accepter d'être tout simplement humaine, prendre le temps pour moi, pour reposer mon corps mais aussi mon mental. 

Je remarque qu'au fil de ce blog, je n'ai jamais trop montré mes moments "difficiles". Même si ils ont parfois pu être perceptibles, j'ai toujours voulu montrer cette force de voir le positif en chaque instant. Mais avec le recul, je me rends compte que j'ai peut-être un peu faussé le regard que vous pourriez avoir. Je ne suis pas surhumaine, je n'ai que 24 heures dans une journée et 7 jours par semaine. J'ai parfois des doutes et des émotions "négatives". Alors je tenais à vous montrer un peu de cette facette, afin de partager un peu plus l'optimisme en la vie que je peux avoir, même dans ces périodes là.

Car, chers amis, quand je suis engagée dans quelque chose, quand ce que je fais me plait, que mes objectifs prennent forme par le biais d'actions, de rencontres et d'opportunités, ce tourbillon peut m' emmener au delà de moi même. Mon père disait de moi que je pouvais mettre quelque temps avant de prendre une décision, mais dès qu'elle était prise je pouvais déplacer des montagnes et foncer comme un bulldozer. Je crois qu'il avait incroyablement vu juste.

Ce vortex positif et incroyablement rapide - quand enfin, tout se réalise ! - me demande de l'attention et surtout beaucoup d'écoute ; et voilà l'un de mes secrets. Bien que très réfléchie et très cartésienne dans ma jeunesse, je m'en remets de plus en plus à mon instinct et à l'écoute de mes "messages intérieurs" afin de prendre une décision. Même si cela peut paraître bizarre ou à l'encontre des pensées collectives ("tu devrais faire ça","ce serait mieux d'aller là", etc.), j'essaie un maximum d'aller là où je sens que c'est le mieux pour moi.

Alors évidemment, au début, je n'écoutais pas beaucoup. Je me laissais entrainer par le flot des événements, poussant, courant, heureuse d'aller de l'avant, voyant des portes s'ouvrir. Et puis, d'un coup, des petits dératés: une petite fatigue, un besoin de dormir, un petit mal de gorge; des portes qui se ferment, des choses plus difficiles à réaliser, des relations qui disparaissent de ma vie. Que cela soit au niveau physique ou psychologique, des signes que la machine est en train de tousser, de se gripper.  Quand je n'entends pas ces messages, que je m'entête à continuer, la fatigue s'aggrave, les portes deviennent des murs à franchir, la fluidité disparait. Avec le temps et l'expérience, j'apprends à les voir de manière plus rapide. Dans certains domaines, ça devient une évidence. Dans d'autres, j'ai encore du chemin à parcourir. 

De nature enjouée et sachant que je repartirais de plus belle de toute façon, je dois avouer que je me suis mise à embrasser et savourer ces moments de doute et de difficulté. J'ai surtout appris à être indulgente envers moi-même, à accepter de me tromper, à arrêter de me culpabiliser. J'ai également pris en compte une chose importante: tous les doutes et déprimes que j'ai pu avoir ont toujours été à l'origine d'un énorme déclic, d'une décision, d'une avancée. Pas forcément dans la direction que j'avais envisagée initialement, mais n'est-ce pas cela la beauté de la vie ? Rester ouvert à d'autres perspectives ?



Je pourrais encore continuer sur des pages, je vais me dompter et me stopper pour le moment. Je   tenais à vous exprimer que si je peux le faire, si je peux réaliser mes rêves (partir en humanitaire, voyager, monter une association, et bien d'autres), vous le pouvez aussi. Tout n'est pas toujours aisé, mais avec le temps, de la persévérance, de la conviction, de l'optimisme, cela devient de plus en plus facile. Le tout étant de commencer petit, d'y croire, de le réaliser et ensuite d'augmenter vos attentes, d'y croire et de les réaliser à nouveau. 

A bientôt,
Marion

PS: N'hésitez pas à commenter et partager



dimanche 15 janvier 2017

J+0 : on remet les compteurs à zéro. Nouveau rêve et peur... Comment sont-ils liés ?

Ca y est, c'est reparti. 2015 (ainsi que 2016) est bel et bien du passé et avec elle le rêve 1 et l'aventure Thaïlandaise. Je me rappelle encore m'être posée cette question bien naïve : si je réalise ce rêve, que me restera-t-il derrière ? Je veux dire, quand on a atteint un objectif longtemps imaginé, rêvé, que se passe-t-il ? Est-ce que le soufflé retombe et nous laisse alors désemparé, vide d'avoir été trop heureux ? Je me rappelle également la peur que j'avais de ne plus avoir de but, d'être bloquée dans cette réalisation. Je vous rassure. La réalisation d'un but ouvre de nouvelles perspectives : parce qu'on se dit que le dépassement de la peur de l'inconnu est une révélation; parce qu'on voit le chemin parcouru, les obstacles traversés et les personnes rencontrées. Parce qu'en fait, petit à petit, pas après pas, on est capable de faire beaucoup de choses.Si j'ai réussi à réaliser ce rêve là, pourquoi ne pas en réaliser un autre et encore un autre ?

Je dois quand même vous avouer que lorsque je suis partie en Thaïlande, je suis partie sans à priori : je ne savais pas si j'allais revenir en France ou si j'allais rester là-bas; si je reprendrais mon travail ou si j'allais passer à autre chose. J'étais partie en mode "carpe diem" : vivre l'instant présent. Evidemment, j'avais cette échéance de 6 mois qui restait en tête mais je m'en suis remise à mon instinct. Au bout de 3 mois, je suis un peu tombée malade. Rien de méchant mais de quoi rester alitée toute une journée. Cette journée là, en somnolant, mes pensées se sont complètement emmêlées, entrechoquées et j'ai commencé à comprendre ce que je voulais faire après ces 6 mois. J'ai compris que bien qu'une enfant du monde, ayant ce besoin irrépressible de voyager, me confronter à d'autres cultures, de découvrir et de me perdre, j'avais besoin d'un port d'attache et que ce port se trouvait en France. Je venais de prendre la décision de revenir. 

Revenir, oui, mais différemment. Dans ma demi conscience, j'ai également cheminé sur mes aspirations personnelles et professionnelles et cela m'a sauté aux yeux comme un flash d'appareil photo: mon nouveau but, objectif était de m'engager depuis la France dans une cause qui me tiendrait à coeur. Et pourquoi pas sur le long terme créer quelque chose dans cette direction là et arpenter le chemin des associations et fondations humanitaires... 
Pour réaliser ce but, je devais donc revoir l'aménagement de mon temps de travail et le passage au temps partiel s'est imposé à moi. Avec ce passage, une journée par semaine se libérait... et avec elle, la fiche de paie perdait également 20% de sa valeur. Alors, oui cela n'a pas été évident. Je suis rentrée fauchée (6 mois de bénévolat a un impact) mais jamais plus heureuse. Je suis repartie de zéro, j'ai réadapté mon budget, revu mes priorités. Le retour n'était pas un long fleuve tranquille. Parfois, ce n'était pas évident de dire non, de se réadapter et de mettre de côté des loisirs qui vous apporte beaucoup. Mais avec l'objectif en tête, au bout d'un an tout va bien et je ne regrette rien.

Pourquoi remettre les compteurs à zéro aujourd'hui ? Mon but de m'engager est sur le point de prendre forme. Je voulais créer une fondation mais partir de zéro, sans expérience, sans réseau me faisait peur. Et quand on a une peur, il faut mesurer son ampleur : est-elle suffisamment à notre portée qu'elle n'est que le signal qu'il faut y aller ? Ou est-elle tellement grande que l'on ne peut que reculer devant l'obstacle, l'angoisse nous empêchant de voir les bouts de chemin qui s'ouvrent devant nous ? Je me trouvais alors dans la 2ème option: ne sachant par où commencer, je me suis lancée dans  des formations gratuites par internet. De la formation, de la formation, de la formation... Contente d'apprendre, d'ouvrir mon esprit, cela a duré quelques mois. Mais au bout d'un moment, le cerveau se bloque. Pour avancer, il faut aussi passer à l'action. Sortir de chez soi, sortir la tête de ses livres et avancer. J'étais alors toujours bloquée par l'ampleur de la tâche. J'avais besoin d'une étape intermédiaire. Quelque chose qui me fasse un peu flipper mais qui n'est pas insurmontable. Au contraire, j'avais besoin de quelque chose de stimulant, de conforme à mes valeurs, une peur que je voulais dépasser vaillament.

Je laissais de côté ces pensées et partais alors pour un salon du livre dans les Hautes-Alpes. Lors de ce salon, j'ai rencontré une dame, en vacances dans la région, qui a commencé à me parler d'une association pour laquelle elle gérait une équipe locale. De fil en aiguille, la discussion devenait passionnante. Et c'est alors que je mentionnais mon intention de créer, lancer quelque chose. Le hasard fait bien les choses: l'association n'avait pas d'antenne dans les Alpes-Maritimes et cherchait à en créer une. Cette rencontre s'est effectuée en aout. J'ai mis deux mois à réfléchir à la proposition, à me renseigner, à lire les rapports d'activités. Il n'était pas évidemment pour moi de me mettre dans une grande structure (j'avais expérimenté les petites associations et souhaitait garder cette liberté) et de renoncer à cette vision. Par ailleurs, je voulais m'assurer de partager les valeurs portées par l'association, notion indispensable à mon engagement. Après réflexions, la certitude d'être au bon endroit et l'excitation d'apprendre encore et toujours, j'ai réalisé que cette proposition répondait à ma peur primaire en me donnant une peur plus petite à affronter: si je suis entourée d'une structure nationale et que je ne suis pas seule dans ma démarche, je pourrais me focaliser sur l'aspect création et gestion de l'entité. Quelle belle expérience que celle-là ? Quel beau "premier pas" dans la direction recherchée ? J'ai alors dis oui.

Nous sommes le 15 janvier et je suis donc en pleine préparation de la première réunion d'information de l'antenne 06 de Aide et Action. Nous sommes déjà 3 bénévoles et accueillons toute personne qui souhaiterait s'engager, régulièrement ou ponctuellement. Qui aurait cru cela il y a encore 5 mois ? 

Et vous, quel est ce rêve qui vous taraude l'esprit ? Si la peur est trop grande, commencez par des actions plus petites dans la direction souhaitée. Voyez ce rêve comme la dernière marche d'un escalier ou le sommet d'une montagne. Il est difficile d'y arriver en un pas lorsque l'escalier fait 100 marches ou la montagne fait 1000 mètres de dénivelé. Alors on monte petit à petit, parfois même deux ou trois marches à la fois. Avouez que combattre la peur d'une marche est plus facile que celle de 100, non ?



A bientôt, très bonne année à tous ! 

dimanche 20 novembre 2016

R+404 - Un an après : livre, randonnée, association - petite rétrospective

Je n'en reviens pas, plus d'un an que je suis rentrée de Chiang Mai. On me demande souvent comment j'ai vécu ces 6 mois, ce que j'en ai retenu, ce qui m'a le plus marqué. La réponse qui me vient immédiatement aux lèvres : une expérience qui change la vie. Si je dois expliciter un peu, cela a considérablement modifié ma vision de la vie, de mes relations humaines, de ma réaction aux évènements, cela a atténué ma peur de me lancer dans des défis que je pensais impensables. J'ai l'impression d'avoir grandi et de me faire aussi plus confiance, en tout cas plus confiance dans mes capacités. Je suis notamment d'autant plus convaincue que l'on peut réaliser ses rêves, doucement, pas à pas, avec de la persévérance et malgré les obstacles. 
Ce qui serait intéressant, ce serait qu'en commentaire ceux qui me connaissaient avant et qui me côtoie à présent puissent me dire ce qu'ils en pensent ^^.

Le bilan de l'année passée est donc tout aussi hallucinant que les 6 mois passés là-bas: 
  • J'ai pu faire publier le livre de l'expérience (complètement imprévu), j'ai parcouru la route des petits écrivains, découvrant un monde inimaginable. Pas forcément facile tous les jours mais rempli de personnes incroyables, inspirantes, qui s'accrochent et continuent leur art, par passion, par conviction et parfois même par humanisme.
  • Du côté des randonnées, j'ai continué à partir à la découverte des paysages de ma région et d'ailleurs. Je dirais que les 2 points culminants, outre les randonnées raquettes dans le mercantour et les ballades parfois sous un ciel nuageux mais qui révèlent des couleurs éclatantes, ont été le grand canyon sur 3 jours avec 15 kilos sur le dos et la vallée des merveilles sur 2 jours. Deux chemins que je ne pensais jamais pouvoir faire ni être à ma portée. Mais l'appel de la nature, des grands espaces m'ont poussée à m'entrainer de ballades en randonnées, et sans que je m'en rende compte j'étais capable de me lancer sur des 1500m de dénivelés en un jour.
  • Je me suis mise au chant, en autodidacte, dans un groupe d'amis. Ce qui était au départ une nouvelle activité pour s'amuser se révèle être petit à petit un renouveau, une nouvelle aventure. Le chant me permet de m'ouvrir à de nouvelles perspectives, de découvrir encore des choses inexplorées et d'apprendre, encore et toujours. Et au bout de 10 mois, je me suis décidée à prendre des cours : ce qui devait n'être que de la technique est en passe de devenir le début de nouvelles rencontres, le partage et la richesse humaine dans les stages en groupe.
  • La maturation et enfin la découverte et le lancement du rêve numéro 2: la création associative qui me tient tant à coeur. J'ai mis du temps à le formuler, je me suis formée les vendredis entre deux séances de dédicaces. J'ai accueilli avec enthousiasme les leçons sur l'entrepreunariat, la gestion des réseaux sociaux, les participations à des conférences et des congrès. Et puis, il y a La rencontre lors d'un salon. Une rencontre totalement improbable mais qui avec le recul était comme une évidence : quelqu'un qui était en vacances là, dans un petit village de 200 habitants. Une discussion anodine se transforme en un échange passionnant et de fils en aiguilles, une idée germe. Il me faudra 2 mois pour prendre la décision de la faire fleurir et de finalement me lancer : la création du mouvement 06 de l'association Aide et Action. D'ailleurs, si les valeurs de liberté, respect, solidarité, équité, intégrité vous touchent; si vous pensez que l'éducation est un levier pour le développement humain; si vous voulez agir pour l'accès à une éducation de qualité, inclusive et efficiente en France, en Europe et dans le monde et/ou Si vous êtes sensibles aux enjeux de la solidarité internationale Et si vous vivez dans les Alpes Maritimes; rejoignez moi et faisons vivre le mouvement ! N'hésitez pas a en parler autour de vous et pour ceux qui sont intéressés, contactez moi pour plus d'information.
  • Et dans tout ça vous allez me dire : et le travail ? J'ai repris dans mon ancienne entreprise mais comme je l'exprimais dans quelques posts, j'ai pris la décision de le réadapter à ce nouveau moi: le passage au temps partiel m'a permis de trouver un bel équilibre, me permettant de garder ce lien salutaire à mes idéaux, à mes envies, à mes rêves, à mes amitiés, à ma nouvelle vie après la mission. A ne pas oublier ce que j'ai appris là-bas, à ne pas reprendre cette routine qui ne me convenait plus. Evidemment, j'ai du revoir mes priorités, revoir mes dépenses, mes activités. Et pour les 4 jours restants, je me suis cherchée et je crois avoir trouvé un poste qui me convient. En changeant de domaine et de service, en sortant de ma zone de confort, passant d'un état de presque experte à celui de nouvelle, je réapprends et je pense apporter tout de même ma contribution suite aux diverses expériences engrangées.
  • et puis, les amitiés et les rencontres. Je ne saurais exprimer avec des mots les émotions ressenties avec les personnes qui me suivent, me soutiennent et avec qui je partage tant de moment magique. Des personnes d'avant mais également de nouvelles rencontres, des richesses humaines. 
Je crois que je me suis un peu lâchée sur ce post. Je vais encore laisser vagabonder mon esprit dans cette retrospective et vous offrir pour finir quelques photos de la marche d'aujourd'hui, effectuée sous un ciel nuageux, à jouer à cache cache avec le soleil et la pluie.
A bientôt
Marion











mercredi 6 avril 2016

R+176 - Grand Canyon (partie 2)

La randonnée dans le Grand Canyon a continué sur les 2 jours suivants, amenant de nouvelles perspectives de paysage et de belles surprises.

Lundi: Bright Angel Trail (1ère partie) - 750 m de dénivelé (environ)  - 5 miles
Le lever s'effectue vers 6h et j'avoue il est assez difficile. Le temps de se changer, déjeuner, ranger la tente, refaire les sacs et nous partons en grande forme vers 8h15. Le paysage a des couleurs différentes, le lever de soleil jouant beaucoup dans ce contraste. La piste nous mène le long de la rivière, puis nous montons vers le camp de Indian Garden. 
Les écureuils, oiseaux et autres papillons nous tiennent par moment compagnie. 
La montée commence à se faire sentir au niveau des jambes mais rien de bien méchant. On arrive au camp à 10h45 et c'est reparti pour un lunch sympathique avec vin et autres réjouissances









 


Mais on ne chaume pas.
Lundi: Plateau Point trail - 0 m de dénivelé - 3 miles au total
Après le repas, on part pour Plateau Point.. C'est un endroit absolument magnifique et incroyable. Un point qui surplombe tout le canyon, à partir duquel on peut admirer les deux Rim (South et North) ainsi que le colorado en contrebas. C'est un endroit que je recommande vivement, où l'on se retrouve être tout petit dans ce décor. On aperçoit des biches sur le plateau, plutôt pas mal pour compléter le tableau !
Retour tranquille au campement où l'on attaque l'apéro avec vin et fromage (assez invraisemblable et qui nous vaut le regard admiratif et envieux des autres campeurs). Puis repas épicé et couchée à 20h.
La nuit est agitée: une tempête fait rage, et le déluge s'abat vers 5h du matin.











 


Mardi: Bright Angel Trail (2ème partie) - 750 m de dénivelé (environ) - 5 miles
Le matin, j'ouvre la tente et j'ai la joie de voir... des flocons de neige tomber sur le camp. Après l'orage de la nuit, le froid ! Le petit-déj est donc vite expédié, et onn lève le camp à 7h30. S'ensuit une longue montée, plus ardue que la veille, sachant que les jambes commencent à le sentir. Le sac pèse maintenant 12,5 kg. Je me concentre sur mes pas et la paysage qui est toujours aussi magnifique et la vue sur le trail qui serpente dans les roches. Sur le chemin, on laisse passer des mules et les rangers qui descendent des affaires dans les campements.
L'arrivée approche et avec elle le nombre de personnes sur le trail: beaucoup font juste la descente sur quelques miles ou mètres pour voir. A 11h, je passe le panneau de 'début du trail' en faisant de grands signes de victoire (ce qui me vaut de grands fous rires !) Je jubile.






La fin du voyage: un restaurant bien mérité, une nuit dans l'hôtel en haut du South Rim pour savourer l'exploit accompli et un retour à Tucson le lendemain. Le chemin se fait en passant à Sedona, magnifique petite ville proche d'un autre petit canyon et de roche d'un rouge incroyable. J'y retournerais!